Evidences
Il y a des choses évidentes, mais au travers des tonnes de fumées qu’on nous met en écran pour masquer la limpidité des choses il est parfois facile de perdre ces évidences de vue.
Parmis ces évidences, en voici une que je viens de lire, et son auteur (B A) est pleine de bon sens :
« plans de sauvetage de l’euro, la situation est ubuesque :
Aujourd’hui, les pays européens surendettés se surendettent encore plus pour sauver les pays européens en faillite.
Autrement dit : dans la zone euro, de plus en plus d’Etats sont hyperendettés. Quand un Etat de la zone euro ne peut plus rembourser ses dettes (la Grèce), les 16 autres Etats empruntent pour le sauver. Coût du plan de sauvetage : 110 milliards d’euros.
Quand un deuxième Etat de la zone euro ne peut plus rembourser ses dettes (l’Irlande), les 15 autres Etats empruntent pour le sauver. Coût du plan de sauvetage : 85 milliards d’euros.
Quand un troisième Etat de la zone euro ne peut plus rembourser ses dettes (le Portugal), les 14 autres Etats empruntent pour le sauver. Coût du plan de sauvetage : 80 milliards d’euros.
Demain, quand un quatrième Etat de la zone euro ne pourra plus rembourser ses dettes (l’Espagne), les 13 autres Etats emprunteront pour le sauver.
Etc.
Ces plans de sauvetage sont payés par l’Union Européenne et par le FMI : concrètement, en bout de chaîne, ces plans de sauvetage sont payés par les contribuables des pays européens.
A la fin, quand presque tous les Etats européens ne pourront plus rembourser leurs dettes, c’est l’Allemagne et le FMI qui devront payer pour sauver tous les autres Etats européens !
Sauf si l’Allemagne en a marre de payer pour tous les autres et qu’elle décide de quitter la zone euro. »
L’intelligence est de savoir reconnaître ses erreurs et donc de se remettre en question. Nous ne vivons pas dans un univers figé ni gravé dans le marbre. Tout change et de plus en plus vite. Ne pas être en mesure de se remettre en question afin de changer pour s’adapter c’est se condamner à mort. Le seul ennui c’est qu’en l’occurrence c’est nos dirigeants qui sont incapables de se remettre en question et de s’adapter.
La politique de l’euro fort tue un à un les pays européens. Il n’y a pas d’autre alternative que de changer cette politique absurde pour s’en sortir. Faute de quoi il faudra bel et bien quitter l’euro qui nous aura coûté si cher.